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Championnat des bertsolaris du Pays Basque 2009
 Organisé tous les quatre ans, le championnat général des bertsularis du Pays Basque (7 provinces) se déroulera à l'automne 2009. 44 bertsularis se retrouveront lors des différentes phases qualificatives. Les meilleurs se verront départagés pour participer à la grande finale du 13 décembre 2009 à la salle BEC de Barakaldo. Qui succèdera au bertsolari Andoni Egaña sacré en 2005 ?
Les joutes du championnat
En savoir plus
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Les guides
Des bertsularis vous accompagnent dans ce site. Au cours de votre
visite : cliquez sur leurs portraits pour découvrir leurs commentaires.
Xalbador
"A présent, les improvisateurs qui se produisent le plus souvent de ce
côté-ci avec Mattin et moi sont Xanpun et Ezponde. Des garçons habiles et
doués, et des amis sans pareil.
Tout récemment, de jeunes improvisateurs ont fait leur apparition ici.
Savent-ils le plaisir qu’ils m’ont fait ? Il s’agit d’Alkhat, Mendiburu et
Arrosagaray, pour les plus connus.
Nous, les anciens, nous aurons toujours eu le plaisir d’avoir transmis,
coûte que coûte, l’improvisation à ces jeunes. Pourvu qu’ils la transmettent
à leur tour à quelques autres".
Amets Arzallus
"Pour développer cette discipline, peut-être faudrait-il organiser
davantage de joutes, surtout au niveau du Pays basque nord.
Quoi qu’il en soit, l’improvisation est liée à la situation de l’euskara.
Si la langue basque va de l’avant à un moment donné, l’improvisation
progressera également. La joute doit être un prétexte pour faire renaître un
engouement autour de cette discipline.
Cette préoccupation a toujours été présente chez les improvisateurs :
s’il n’y a plus de joute, il n’y a plus d’improvisateurs. Nous qui évoluons
dans ce monde, nous avons besoin de ces rencontres.
C’est une des préoccupations de l’association « Bertsolarien Lagunak »,
au Pays basque nord : nous nous interrogeons sur la manière de diffuser
l’improvisation, et cela nous pousse à réfléchir sans cesse sur ce que nous
pourrions faire pour développer encore cette discipline".
Sustrai Colina
"Actuellement je donne des cours à Hendaye avec Amets Arzallus. Nous
avons des élèves de 14/15 ans. Il y a une douzaine d’écoles d’improvisation
au Pays basque nord. Pour moi, l’improvisation se porte bien.
Je suis davantage préoccupé par l’avenir de notre langue. Finalement, au
Pays basque sud l’improvisation est bien enracinée, au nord elle est en
train de s’enraciner. D’autant qu’elle est accueillie de manière positive
aujourd’hui par les ikastola, ce qui ne fut pas toujours le cas
auparavant.
Le mépris exprimé à une époque vis à vis de l’improvisation n’existe plus
aujourd’hui, au contraire elle serait plutôt considérée comme quelque chose
de prestigieux. Et tant qu’il en sera ainsi, l’improvisation perdurera. Le
problème se poserait si l’euskara disparaissait.
Je ne suis pas très inquiet pour l’avenir, le présent me préoccupe
davantage. C’est maintenant que nous devons bien faire les choses, pour
faciliter la venue de la génération qui nous suit, attirer celle qui viendra
à la suite de celle qui nous suit, et pour que ne se produise plus
l’interruption qui s’est produite avant notre arrivée"
Miren Artetxe
"Je suis assez optimiste quant à l’avenir. Au Pays basque nord, on parle
de sauver l’improvisation parce qu’il y a eu un grand vide, sur une
génération, et que les jeunes faisaient cruellement défaut. Mais
aujourd’hui, ce n’est pas une génération qui arrive.
C’est une culture que l’on est en train de créer, et nous avons beaucoup
d’efforts à faire pour faire venir à nous de nouveaux auditeurs. Au Pays
basque sud, l’improvisation n’a jamais été en danger. Il y a un milieu qui
est très amateur d’improvisation, et les improvisateurs évoluent dans ce
milieu ; et il y a une autre partie de la population qui n’a aucun contact
avec l’improvisation, et on ne fait pas spécialement d’efforts pour toucher
ces gens.
Au Pays basque nord, tout est à faire, il y a donc plus de militantisme.
C’est à nous d’amener les gens à l’improvisation. L’improvisation est
vivante, elle s’adapte aux lieux et aux situations. Et de ce point de vue,
la situation de notre langue est déterminante. Il faut donc apporter à
chaque situation ce qu’elle exige. Il faut des groupes non bascophones qui
se familiarisent avec l’euskara, il faut des groupes bascophones avec
lesquels on travaillera l’expression, il faut des groupes pour former des
amateurs d’improvisation… A chaque endroit ses solutions"
Patxi Iriart
"A une époque, il y avait des improvisateurs comme Ezponda et Alkat… Et
ensuite, il y a eu un vide jusqu’à ce qu’Amets et Sustrai, notamment,
apparaissent.
On pensait d’ailleurs à ce moment là que c’était la fin de
l’improvisation. Maintenant elle reprend de la vigueur et elle s’introduit
peu à peu dans les mentalités.
Je n’ai aucun doute sur le fait que l’improvisation va renaître. Mais il
est important de la faire connaître auprès d’un public plus large. Celui qui
ne connaît pas ne peut pas aimer. Quand une improvisation est bonne, le
public ne peut que l’aimer. Bien sûr, il y a encore beaucoup de progrès à
faire, surtout au Pays basque nord.
Tout comme le théâtre, l’improvisation permet à l’euskara de continuer à
vivre. Au Pays basque nord, l’improvisation attire moins de monde que le
théâtre, mais le nombre de gens passionnés par le bertsolarisme est en train
d’augmenter, et si cela continue ainsi, cet art survivra, sans aucun
doute"
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