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Amets ARZALLUS
NOM-PRENOM : ARZALLUS ANTIA, Amets
DATE DE NAISSANCE : 09-XI-1983
LIEU : HENDAYE (Labourd)
PROFESSION : étudiant en journalisme
LIEU DE RESIDENCE : HENDAYE (Labourd)
GENRE : bertsus improvisés
BIOGRAPHIE :
Fils de Jesus Arzallus, bertsulari de Goiatz (Gipuzkoa). Né à Saint Jean
de Luz, il a toujours vécu à Hendaye. L'ambiance à la maison est au bertsu
et Amets commence à chanter dès son plus jeune âge. Il a une grande passion
pour le football qu'il pratique dès l'âge de 5 ans. Il joue également à la
pelote, c'est un passionné de sport. Il fréquente tout d'abord l'ikastola
d'Hendaye puis le collège de Seaska à Cambo avant de rejoindre le lycée
Bernat Etchepare de Bayonne. S'il se dit très attaché au Pays Basque sud (ne
serait-ce que par ses origines), il se sent néanmoins d' “Iparralde” - Pays
Basque nord. Il pratique toujours le football et s'est orienté vers des
études de journalisme à l'université de Leioa (Biscaye).
Il a remporté le championnat de Navarre quatre fois de suite
(2000-2003).
Il a enseigné à l'école de Bertsu de Saint Jean de Luz en 2000-2001, à
Hendaye en 2002-2003 et 2003-2004.
CHAMPIONNATS DE BERTSU :
- Nafarroako txapelketa 2000 : vainqueur
- Nafarroako txapelketa 2001 : vainqueur
- Nafarroako txapelketa 2002 : vainqueur
- Nafarroako txapelketa 2003 : vainqueur
- Txapelketa nagusia 2001: demi-finales (Donibane-Garazi,
Etxarri-Aranatz, Hendaia)
AUTRES PRIX DE BERTSU :
- Prix Mattin (Ahetze) 2000 : vainqueur,
- Championnat d'Oiartzun pour jeunes bertsolaris 1998 : finaliste
- Championnat d'Oiartzun 2000 : vainqueur, en équipe
- Championnat d'Oiartzun 2003 : finaliste,
- Prix Xenpelar (Errenteria) 2000 : vice-champion.
COMPETITIONS DE BERTSUS ECRITS :
- Joxe Legarreta bertso-paper lehiaketa (Hernani) 1997 : 1er prix (chez
les moins de 14 ans)
- Lazkao-Txiki bertso-paper lehiaketa 1999 : 2ème prix (chez les 14-18
ans)
- Leioako bertso-paper lehiaketa 1999 : 1er prix (parmi les 17 ans)
- Manuel Lekuona bertso-paper lehiaketa 1997 : 3ème prix (parmi les 16
ans)
- Manuel Lekuona bertso-paper lehiaketa 1998 : 1er prix (parmi les 16
ans)
GALERIE PHOTOS
Photos consultables sur le site portail de la culture basque
Voir l'album
EXTRAITS SONORES
Première strophe d'une improvisation enregistrée en 2001 lors des
phases finales du Championnat général des improvisateurs du Pays Basque
(source : Xenpelar dokumentazio zentroa).
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Témoignage recueilli auprès d'Amets Arzallus sur la poésie de Xalbador (en
basque)
(source : Institut culturel basque)
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Témoignage recueilli auprès d'Amets Arzallus sur le succès du bertsularisme
parmi les jeunes (en basque)
(source : Institut culturel basque)
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AUTRES RESSOURCES
Passages de l'interview réalisée auprès d'Amets Arzallus par l'Institut
culturel basque au mois d'octobre 2004 (passages traduits en français)
(425 Ko)
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Les guides
Des bertsularis vous accompagnent dans ce site. Au cours de votre
visite : cliquez sur leurs portraits pour découvrir leurs commentaires.
Xalbador
"Après la disparition d’Iriarte, Mattin devint mon compagnon régulier, ou
était-ce le contraire ? Cela dépendait !
Je n’ai pas toujours été très à l’aise pour improviser avec Mattin. Nous
n’avions pas la même façon de faire.
Je ne valais rien quand il s’agissait de faire rire. Même si, fatalement,
j’ai essayé, cela ne m’a jamais vraiment réussi. En revanche, cela a
toujours été l’atout majeur de Mattin. Moi-même, j’ai ri plus d’une fois à
l’écoute de ses réparties.
Heureusement, j’avais compris depuis longtemps qu’il valait mieux ne pas
se vexer avec lui. Autrement, tant pis pour vous : il se réjouit de vous
voir touché et vous en adresse de pires. Alors, vous n’avez d’autre solution
que de commencer à rire, vous aussi.
En dehors de cela, Mattin est, plus que tout autre, un homme bon et
agréable ; Nous, ses amis, nous l’aimons tous".
Amets Arzallus
"Finalement, l’improvisation se fait à partir de ce que nous avons
entendu ou de ce que nous avons admiré et gardé en mémoire, et qui résonne
en nous.
Ensuite, il ne fait aucun doute que chacun crée sa propre empreinte, mais
dans ce processus de création, je suis convaincu que nous essayons tous,
même inconsciemment, d’imiter ces modèles pour lesquels nous éprouvons
respect et admiration"
Sustrai Colina
LE DUO AVEC AMETS ARZALLUS
"Il nous arrive plus souvent que l’on ne pense de nous surprendre l’un
l’autre. L’improvisation varie énormément selon le contexte.
Si vous chantez les mêmes vers dans deux contextes différents, ils
pourront être bons dans un contexte, et mauvais dans l’autre.
Personnellement, je ne chante pas de la même façon dans une maison des
jeunes et dans une église. C’est justement ce qui permet de multiplier les
occasions d’étonnement.
Amets parvient à me surprendre sur des terrains qui ne sont pas ses
terrains de prédilection : s’il improvise sur le football, il ne
m’étonnera pas parce que je sais que c’est un sujet qu’il domine de A à Z.
Mais s’il improvise sur la religion, il va me surprendre à coup sûr parce
que je sais qu’il n’est pas très connaisseur en la matière.
Cela se produit aussi dans les couples amoureux, car finalement l’art de
l’improvisation c’est l’art du dialogue. Et dans la mesure où le dialogue
est sans cesse renouvelé, il y a toujours des moments où l’on surprend
l’autre. Nous formons un couple d’improvisateurs, nous nous produisons très
souvent ensemble, mais nous sommes deux.
Amets et moi, nous sommes différents. Je crois que c’est la plus belle
manière d’enrichir un duo tel que le nôtre"
Miren Artetxe
"Je me suis rendu compte que je ne chantais pas de la même façon lorsque
je chantais avec une autre fille. Cela n’arrive pas fréquemment : en
effet, dans une session d’improvisation, il est politiquement correct
d’avoir une fille, et si elle est du Pays basque nord, c’est encore mieux.
On pourrait appeler cela de la discrimination positive. Et si les choses ne
se passaient pas ainsi, peut-être n’y aurait il pas de fille du tout dans
les rencontres publiques. Mais d’un autre côté, cela ne nous rend pas
service, parce qu’il n’y a jamais de session avec trois improvisatrices,
sauf si c’est la journée des femmes, ou si c’est une association féministe
qui organise.
Pourtant, quand nous chantons ensemble, nous nous rendons compte que nous
n’entrons pas forcément dans les codes humoristiques établis, nous ne nous
opposons pas systématiquement, nous pouvons développer un discours
d’entente. Cela me semble très enrichissant. En fait, nous savons plus ou
moins ce que nous pouvons apporter : une sensibilité, un peu plus
d’humanité, peut-être moins de dialectique et d’argumentation, un autre
point de vue.
Il est évident que les femmes vont être de plus en plus nombreuses dans
le monde de l’improvisation, que l’équilibre des sexes va changer. Mieux
vaut prévoir que cela va se produire, pour réfléchir et envisager de
nouvelles voies à explorer. Nous en sommes là.
Les hommes, eux, savent qu’il faudra changer quelque chose, mais je ne
pense pas qu’ils s’attendent à une révolution de la part des filles qui
arrivent. J’aimerais que cela se produise"
Patxi Iriart
"Quand j’ai débuté, je n’avais pas de modèle. Nous progressions petit à
petit, à notre rythme. L’improvisation était un jeu pour nous, une façon de
nous provoquer mutuellement, mais sans penser devenir un jour de grands
improvisateurs.
Nous connaissions quelques improvisateurs comme Egaña ou Lizaso, parce
qu’ils sont très bons. Et il nous est arrivé de penser : moi, j’aimerais
bien être comme Egaña… En classe d’improvisation, nous avons étudié les
improvisations de Xalbador. C’était un très grand improvisateur, parce que
dans ses vers il exprime aussi bien l’humour que les sentiments.
Nous avons aussi travaillé sur les improvisations de Bilintx, qui a
surtout écrit des poèmes d’amour.
Nous travaillons également à partir des improvisations des bertsolaris
actuels : nous avons notamment lu et étudié celles d’Amets Arzallus et
Sustrai Colina. Ils sont de véritables modèles pour nous, car depuis
quelques années, ils évoluent parmi les plus grands et ils sont allés très
loin au niveau du Championnat du Pays basque : Sustrai est arrivé en finale,
et Amets n’en était pas loin… Je souhaite qu’il y parvienne à l’occasion du
prochain championnat ! "
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