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Miren ARTETXE
NOM-PRENOM : ARTETXE SARASOLA, Miren
DATE DE NAISSANCE : 06/VI/1985
LIEU DE NAISSANCE : Lasarte (Guipuzkoa)
PROFESSION : Etudiante à Gasteiz
LIEU DE RESIDENCE : Hendaye, Labourd
GENRE : bertsu improvisé
BIOGRAPHIE :
Le changement le plus important dans sa vie : quitter le Pays Basque Sud
pour venir s'installer en Pays Basque Nord. Elle affirme qu'au Sud elle se
sent du Nord et vice-versa. Bien qu'elle se sente Lapurtar (habitant de la
province du Labourd). Aujourd'hui elle pratique le bertsolarisme, la pala
(catégorie de pelote basque) et la musique.
Elle est étudiante en Lettres basques à l'universté du Pays Basque de
Vitoria-Gasteiz.
Elle enseigne à l'école de bertsu d'Hendaye (2002-2003) (2003-2004). Elle
chante aussi des bertsus sur les radios : elle a pris part à l'émission de
radio de bertsu-critique sur Gure Irratia en 2000-2001.
Elle a fait ses premiers pas sous l'influence de l'ambiance familiale et du
programme Hitzetik Hortzera, émission télévisée diffusée sur ETB1.
Son père était un passionné de bertsus et son grand-père donnait les sujets
et jugeait les bertsularis à son époque. Le bertsulari Alkhat assurait
d'ikastola en ikastola une initiation au bertsularisme et c'est ainsi que
naquit la passion de Miren. Puis, elle passa deux années à Oyartzun avec
Karlos Aizpurua (enseignant de bertsu) et vintensuite en Pays Basque Nord.
Ses challengers les plus fréquents sont Amets Arzallus, Xumai Murua, Sustrai
Colina, Jon Martin, Ander Lizarralde et Arkaitz Goikoetxea.
CHAMPIONNATS DE BERTSUS :
- Championnat inter-scolaire du Pays Basque Nord 1998 :
vice-championne
- Championnat inter-scolaire du Pays Basque Nord 1999 : championne
- Championnat inter-scolaire du Pays Basque Nord 2000 : participante
- Championnat de Navarre 2003 : finaliste
PRIX D'IMPROVISATION :
- Prix Bagare 2003 : finaliste
- Prix Lizardi 2004 : gagnante
- Prix Mattin 2000 : finaliste
- Prix Oyartzun 2000 : gagnante en groupe
- Prix Oyartzun 2001: gagnante en groupe
- Prix Osinalde 2003 : prix du public
- Prix Urkabustaiz 2004 : seconde place
- Prix Xalto 1998 : finaliste
- Prix Xenpelar 2002 : gagnante
CONCOURS DE BERTSUS ECRITS :
- Manuel Lekuona 1998 : 2e prix (catégorie jeunes)
- Manuel Lekuona 1999 : 3e prix (catégorie jeunes)
- Okelar 2001: gagnante (catégorie jeunes)
GALERIE PHOTOS
Photos consultables sur le site portail de la culture basque
Voir l'album
EXTRAIT SONORE
Miren Artetxe : dernier salut en bertsus - Dixième
championnat des jeunes bertsularis du Pays Basque nord - Ayherre
(2003/VI/06) - Association Bertsularien lagunak elkartea
Format MP3 (900 Ko)
AUTRES RESSOURCES
Passages de l'interview réalisée auprès de Miren Artetxe par
l'Institut culturel basque au mois d'octobre 2004 (entretien traduit en
français - 1 Mo)
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EUSKAL KULTUR ERAKUNDEA - INSTITUT CULTUREL BASQUE
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Les guides
Des bertsularis vous accompagnent dans ce site. Au cours de votre
visite : cliquez sur leurs portraits pour découvrir leurs commentaires.
Xalbador
"Après la disparition d’Iriarte, Mattin devint mon compagnon régulier, ou
était-ce le contraire ? Cela dépendait !
Je n’ai pas toujours été très à l’aise pour improviser avec Mattin. Nous
n’avions pas la même façon de faire.
Je ne valais rien quand il s’agissait de faire rire. Même si, fatalement,
j’ai essayé, cela ne m’a jamais vraiment réussi. En revanche, cela a
toujours été l’atout majeur de Mattin. Moi-même, j’ai ri plus d’une fois à
l’écoute de ses réparties.
Heureusement, j’avais compris depuis longtemps qu’il valait mieux ne pas
se vexer avec lui. Autrement, tant pis pour vous : il se réjouit de vous
voir touché et vous en adresse de pires. Alors, vous n’avez d’autre solution
que de commencer à rire, vous aussi.
En dehors de cela, Mattin est, plus que tout autre, un homme bon et
agréable ; Nous, ses amis, nous l’aimons tous".
Amets Arzallus
"Finalement, l’improvisation se fait à partir de ce que nous avons
entendu ou de ce que nous avons admiré et gardé en mémoire, et qui résonne
en nous.
Ensuite, il ne fait aucun doute que chacun crée sa propre empreinte, mais
dans ce processus de création, je suis convaincu que nous essayons tous,
même inconsciemment, d’imiter ces modèles pour lesquels nous éprouvons
respect et admiration"
Sustrai Colina
LE DUO AVEC AMETS ARZALLUS
"Il nous arrive plus souvent que l’on ne pense de nous surprendre l’un
l’autre. L’improvisation varie énormément selon le contexte.
Si vous chantez les mêmes vers dans deux contextes différents, ils
pourront être bons dans un contexte, et mauvais dans l’autre.
Personnellement, je ne chante pas de la même façon dans une maison des
jeunes et dans une église. C’est justement ce qui permet de multiplier les
occasions d’étonnement.
Amets parvient à me surprendre sur des terrains qui ne sont pas ses
terrains de prédilection : s’il improvise sur le football, il ne
m’étonnera pas parce que je sais que c’est un sujet qu’il domine de A à Z.
Mais s’il improvise sur la religion, il va me surprendre à coup sûr parce
que je sais qu’il n’est pas très connaisseur en la matière.
Cela se produit aussi dans les couples amoureux, car finalement l’art de
l’improvisation c’est l’art du dialogue. Et dans la mesure où le dialogue
est sans cesse renouvelé, il y a toujours des moments où l’on surprend
l’autre. Nous formons un couple d’improvisateurs, nous nous produisons très
souvent ensemble, mais nous sommes deux.
Amets et moi, nous sommes différents. Je crois que c’est la plus belle
manière d’enrichir un duo tel que le nôtre"
Miren Artetxe
"Je me suis rendu compte que je ne chantais pas de la même façon lorsque
je chantais avec une autre fille. Cela n’arrive pas fréquemment : en
effet, dans une session d’improvisation, il est politiquement correct
d’avoir une fille, et si elle est du Pays basque nord, c’est encore mieux.
On pourrait appeler cela de la discrimination positive. Et si les choses ne
se passaient pas ainsi, peut-être n’y aurait il pas de fille du tout dans
les rencontres publiques. Mais d’un autre côté, cela ne nous rend pas
service, parce qu’il n’y a jamais de session avec trois improvisatrices,
sauf si c’est la journée des femmes, ou si c’est une association féministe
qui organise.
Pourtant, quand nous chantons ensemble, nous nous rendons compte que nous
n’entrons pas forcément dans les codes humoristiques établis, nous ne nous
opposons pas systématiquement, nous pouvons développer un discours
d’entente. Cela me semble très enrichissant. En fait, nous savons plus ou
moins ce que nous pouvons apporter : une sensibilité, un peu plus
d’humanité, peut-être moins de dialectique et d’argumentation, un autre
point de vue.
Il est évident que les femmes vont être de plus en plus nombreuses dans
le monde de l’improvisation, que l’équilibre des sexes va changer. Mieux
vaut prévoir que cela va se produire, pour réfléchir et envisager de
nouvelles voies à explorer. Nous en sommes là.
Les hommes, eux, savent qu’il faudra changer quelque chose, mais je ne
pense pas qu’ils s’attendent à une révolution de la part des filles qui
arrivent. J’aimerais que cela se produise"
Patxi Iriart
"Quand j’ai débuté, je n’avais pas de modèle. Nous progressions petit à
petit, à notre rythme. L’improvisation était un jeu pour nous, une façon de
nous provoquer mutuellement, mais sans penser devenir un jour de grands
improvisateurs.
Nous connaissions quelques improvisateurs comme Egaña ou Lizaso, parce
qu’ils sont très bons. Et il nous est arrivé de penser : moi, j’aimerais
bien être comme Egaña… En classe d’improvisation, nous avons étudié les
improvisations de Xalbador. C’était un très grand improvisateur, parce que
dans ses vers il exprime aussi bien l’humour que les sentiments.
Nous avons aussi travaillé sur les improvisations de Bilintx, qui a
surtout écrit des poèmes d’amour.
Nous travaillons également à partir des improvisations des bertsolaris
actuels : nous avons notamment lu et étudié celles d’Amets Arzallus et
Sustrai Colina. Ils sont de véritables modèles pour nous, car depuis
quelques années, ils évoluent parmi les plus grands et ils sont allés très
loin au niveau du Championnat du Pays basque : Sustrai est arrivé en finale,
et Amets n’en était pas loin… Je souhaite qu’il y parvienne à l’occasion du
prochain championnat ! "
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