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Jean-Baptiste ELISSAMBURU
NOM-PRENOM : ELISSAMBURU,
Jean Baptiste
SURNOMS : Doyharçabal, Piarres Adame
DATE DE NAISSANCE : 14/VIII/1828
LIEU : SARE (Labourd)
DATE DE DECES : 31/XII/1891
LIEU : SARE (Labourd)
PROFESSION : Capitaine dans l'armée française, juge de paix pour le
canton d'Espelette
GENRE : bertsus écrits
BIOGRAPHIE :
Il est le dixième enfant d'une famille qui en compte onze. Il fait ses
études au séminaire de Larressore. Gratien Adema sera son camarade de classe
et son ami tout au long de sa vie. Mais il quitte le séminaire en 1849 pour
entrer dans l'armée française, où il acquiert le grade de capitaine. Il
épouse Françoise Eyheraburu d'Urrugne en 1874. Ils auront un seul enfant,
Léon-Joseph, naît en 1877. Ses bertsus furent récompensés à plusieurs
reprises aux Jeux Floraux. En 1881 il quitte définitivement l'armée et se
retire dans son village. Il fut juge de paix dans le canton d'Espelette de
1882 jusqu'en 1891, quand il mourut à l'âge de 63 ans, le 31 décembre. Il a
écrit une vingtaine de poèmes ainsi qu'un court roman : Piarres Adame,
publié en 1888 à Pau.
BERTSUS LES PLUS CONNUS :
- Gazte hiltzera dohanaren kantua, (le chant du jeune sur le point de
mourir), 1860, 1er prix au Jeux Floraux d'Urrugne,
- Laboraria, (le paysan) 1862,
- Apexa eta lorea, (le curé et la fleur), 1862, 1er prix au Jeux Floraux
d'Urrugne,
-
Ikhusten duzu goizean, (tu vois au matin),
- Iragan besta biharamunian, (lendemain de la fête),
- Lehen eta oray, (autrefois et maintenant),1879,
- Mila bat zortzi ehun eta..., (mille huit cent...),
- Xori kaiolatik ihes joan dena, (l'oiseau qui s'est envolé du nid),
- Biba Frantzia !, (vive la France),1891,
- Urrundik ikhusten dut, (j'aperçois de loin),
...
Ressources
internet (langue basque)
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Les guides
Des bertsularis vous accompagnent dans ce site. Au cours de votre
visite : cliquez sur leurs portraits pour découvrir leurs commentaires.
Xalbador
"Après la disparition d’Iriarte, Mattin devint mon compagnon régulier, ou
était-ce le contraire ? Cela dépendait !
Je n’ai pas toujours été très à l’aise pour improviser avec Mattin. Nous
n’avions pas la même façon de faire.
Je ne valais rien quand il s’agissait de faire rire. Même si, fatalement,
j’ai essayé, cela ne m’a jamais vraiment réussi. En revanche, cela a
toujours été l’atout majeur de Mattin. Moi-même, j’ai ri plus d’une fois à
l’écoute de ses réparties.
Heureusement, j’avais compris depuis longtemps qu’il valait mieux ne pas
se vexer avec lui. Autrement, tant pis pour vous : il se réjouit de vous
voir touché et vous en adresse de pires. Alors, vous n’avez d’autre solution
que de commencer à rire, vous aussi.
En dehors de cela, Mattin est, plus que tout autre, un homme bon et
agréable ; Nous, ses amis, nous l’aimons tous".
Amets Arzallus
"Finalement, l’improvisation se fait à partir de ce que nous avons
entendu ou de ce que nous avons admiré et gardé en mémoire, et qui résonne
en nous.
Ensuite, il ne fait aucun doute que chacun crée sa propre empreinte, mais
dans ce processus de création, je suis convaincu que nous essayons tous,
même inconsciemment, d’imiter ces modèles pour lesquels nous éprouvons
respect et admiration"
Sustrai Colina
LE DUO AVEC AMETS ARZALLUS
"Il nous arrive plus souvent que l’on ne pense de nous surprendre l’un
l’autre. L’improvisation varie énormément selon le contexte.
Si vous chantez les mêmes vers dans deux contextes différents, ils
pourront être bons dans un contexte, et mauvais dans l’autre.
Personnellement, je ne chante pas de la même façon dans une maison des
jeunes et dans une église. C’est justement ce qui permet de multiplier les
occasions d’étonnement.
Amets parvient à me surprendre sur des terrains qui ne sont pas ses
terrains de prédilection : s’il improvise sur le football, il ne
m’étonnera pas parce que je sais que c’est un sujet qu’il domine de A à Z.
Mais s’il improvise sur la religion, il va me surprendre à coup sûr parce
que je sais qu’il n’est pas très connaisseur en la matière.
Cela se produit aussi dans les couples amoureux, car finalement l’art de
l’improvisation c’est l’art du dialogue. Et dans la mesure où le dialogue
est sans cesse renouvelé, il y a toujours des moments où l’on surprend
l’autre. Nous formons un couple d’improvisateurs, nous nous produisons très
souvent ensemble, mais nous sommes deux.
Amets et moi, nous sommes différents. Je crois que c’est la plus belle
manière d’enrichir un duo tel que le nôtre"
Miren Artetxe
"Je me suis rendu compte que je ne chantais pas de la même façon lorsque
je chantais avec une autre fille. Cela n’arrive pas fréquemment : en
effet, dans une session d’improvisation, il est politiquement correct
d’avoir une fille, et si elle est du Pays basque nord, c’est encore mieux.
On pourrait appeler cela de la discrimination positive. Et si les choses ne
se passaient pas ainsi, peut-être n’y aurait il pas de fille du tout dans
les rencontres publiques. Mais d’un autre côté, cela ne nous rend pas
service, parce qu’il n’y a jamais de session avec trois improvisatrices,
sauf si c’est la journée des femmes, ou si c’est une association féministe
qui organise.
Pourtant, quand nous chantons ensemble, nous nous rendons compte que nous
n’entrons pas forcément dans les codes humoristiques établis, nous ne nous
opposons pas systématiquement, nous pouvons développer un discours
d’entente. Cela me semble très enrichissant. En fait, nous savons plus ou
moins ce que nous pouvons apporter : une sensibilité, un peu plus
d’humanité, peut-être moins de dialectique et d’argumentation, un autre
point de vue.
Il est évident que les femmes vont être de plus en plus nombreuses dans
le monde de l’improvisation, que l’équilibre des sexes va changer. Mieux
vaut prévoir que cela va se produire, pour réfléchir et envisager de
nouvelles voies à explorer. Nous en sommes là.
Les hommes, eux, savent qu’il faudra changer quelque chose, mais je ne
pense pas qu’ils s’attendent à une révolution de la part des filles qui
arrivent. J’aimerais que cela se produise"
Patxi Iriart
"Quand j’ai débuté, je n’avais pas de modèle. Nous progressions petit à
petit, à notre rythme. L’improvisation était un jeu pour nous, une façon de
nous provoquer mutuellement, mais sans penser devenir un jour de grands
improvisateurs.
Nous connaissions quelques improvisateurs comme Egaña ou Lizaso, parce
qu’ils sont très bons. Et il nous est arrivé de penser : moi, j’aimerais
bien être comme Egaña… En classe d’improvisation, nous avons étudié les
improvisations de Xalbador. C’était un très grand improvisateur, parce que
dans ses vers il exprime aussi bien l’humour que les sentiments.
Nous avons aussi travaillé sur les improvisations de Bilintx, qui a
surtout écrit des poèmes d’amour.
Nous travaillons également à partir des improvisations des bertsolaris
actuels : nous avons notamment lu et étudié celles d’Amets Arzallus et
Sustrai Colina. Ils sont de véritables modèles pour nous, car depuis
quelques années, ils évoluent parmi les plus grands et ils sont allés très
loin au niveau du Championnat du Pays basque : Sustrai est arrivé en finale,
et Amets n’en était pas loin… Je souhaite qu’il y parvienne à l’occasion du
prochain championnat ! "
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