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Emile LARRE
NOM-PRENOM : LARRE OTXOBI, Emile
SURNOM : SOKORRI
DATE DE NAISSANCE : 03/01/1926
LIEU DE NAISSANCE : St Etienne de Baigorry (Basse Navarre)
LIEUX DE RESIDENCE : Nombreux à travers le Pays
Basque
PROFESSION : prêtre, chroniqueur (Aintzina, Gazte, Herria
...)
GENRE : organisateur, promoteur, juge, bertsus écrits,
thèmes
BIOGRAPHIE :
Fils de Manex Larre et Mari Otxobi ; il est le plus âgé de trois frères
(Emile, Jean Pierre et Albert).
Il entre au petit séminaire d'Ustaritz à 11 ans en 1937 où l'abbé Pierre
Lafitte sera son enseignant (son influence se ressent sur Emile et nombre de
ses pairs : on les appelle "les enfants de Lafitte"). Il passe une année à
Mauléon comme enseignant-assistant en 1944 ; de là il ira au grand
séminaire de Bayonne jusqu'en 1952.
Ordonné prêtre le 29-06-1951, il célèbre sa première messe à Bayonne et
la suivante dans son village natal, à St Etienne de Baigorry. Vicaire à
Hasparren en 1953, enseignant au collège Mayorga de St Jean Pied de Port de
1954 à 1956, vicaire à Urrugne de 1956 à 1962, membre des missionnaires
d'Hasparren de 1962 à 1969, curé d'Ayherre de 1969 à 1980 puis d'Irissarry à
partir de 1980.
Il dirige le journal Herria dès 1969 et en a été l'éditorialiste ; membre
du groupe de travail sur la littérature orale, Il a été nommé membre
titulaire d'Euskaltzaindia (Académie de la langue basque) en 1975.
Promoteur actif des traditions basques, il est particulièrement attaché
aux modes d'expression basque et à la pelote.
BERTSUS LES PLUS CONNUS :
- Aiherrako herria (le village d'Ayherre),
- Euskal eliza gure herrietan (l'église basque dans nos villages),
- Baigorriko herriak hegalak urrun tu (les ailes du village de Baigorry
sont loin),
- Krixto apeza (curé du christ),
- Azken gau orroitgarria (la mémorable dernière nuit),
- Fededunek biltzarre (rassemblement des fidèles),
...
En tout, une quarantaine de chants d'église.
CHAMPIONNATS DE BERTSUS :
- Championnat général 1962 (juge, en remplacement de Michel
Labèguerie)
- Championnat général 1965 (juge)
- Championnat général 1982 (juge)
Ressources sur
internet (langue basque)
Ressources sur internet (langue espagnole)
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Les guides
Des bertsularis vous accompagnent dans ce site. Au cours de votre
visite : cliquez sur leurs portraits pour découvrir leurs commentaires.
Xalbador
"Après la disparition d’Iriarte, Mattin devint mon compagnon régulier, ou
était-ce le contraire ? Cela dépendait !
Je n’ai pas toujours été très à l’aise pour improviser avec Mattin. Nous
n’avions pas la même façon de faire.
Je ne valais rien quand il s’agissait de faire rire. Même si, fatalement,
j’ai essayé, cela ne m’a jamais vraiment réussi. En revanche, cela a
toujours été l’atout majeur de Mattin. Moi-même, j’ai ri plus d’une fois à
l’écoute de ses réparties.
Heureusement, j’avais compris depuis longtemps qu’il valait mieux ne pas
se vexer avec lui. Autrement, tant pis pour vous : il se réjouit de vous
voir touché et vous en adresse de pires. Alors, vous n’avez d’autre solution
que de commencer à rire, vous aussi.
En dehors de cela, Mattin est, plus que tout autre, un homme bon et
agréable ; Nous, ses amis, nous l’aimons tous".
Amets Arzallus
"Finalement, l’improvisation se fait à partir de ce que nous avons
entendu ou de ce que nous avons admiré et gardé en mémoire, et qui résonne
en nous.
Ensuite, il ne fait aucun doute que chacun crée sa propre empreinte, mais
dans ce processus de création, je suis convaincu que nous essayons tous,
même inconsciemment, d’imiter ces modèles pour lesquels nous éprouvons
respect et admiration"
Sustrai Colina
LE DUO AVEC AMETS ARZALLUS
"Il nous arrive plus souvent que l’on ne pense de nous surprendre l’un
l’autre. L’improvisation varie énormément selon le contexte.
Si vous chantez les mêmes vers dans deux contextes différents, ils
pourront être bons dans un contexte, et mauvais dans l’autre.
Personnellement, je ne chante pas de la même façon dans une maison des
jeunes et dans une église. C’est justement ce qui permet de multiplier les
occasions d’étonnement.
Amets parvient à me surprendre sur des terrains qui ne sont pas ses
terrains de prédilection : s’il improvise sur le football, il ne
m’étonnera pas parce que je sais que c’est un sujet qu’il domine de A à Z.
Mais s’il improvise sur la religion, il va me surprendre à coup sûr parce
que je sais qu’il n’est pas très connaisseur en la matière.
Cela se produit aussi dans les couples amoureux, car finalement l’art de
l’improvisation c’est l’art du dialogue. Et dans la mesure où le dialogue
est sans cesse renouvelé, il y a toujours des moments où l’on surprend
l’autre. Nous formons un couple d’improvisateurs, nous nous produisons très
souvent ensemble, mais nous sommes deux.
Amets et moi, nous sommes différents. Je crois que c’est la plus belle
manière d’enrichir un duo tel que le nôtre"
Miren Artetxe
"Je me suis rendu compte que je ne chantais pas de la même façon lorsque
je chantais avec une autre fille. Cela n’arrive pas fréquemment : en
effet, dans une session d’improvisation, il est politiquement correct
d’avoir une fille, et si elle est du Pays basque nord, c’est encore mieux.
On pourrait appeler cela de la discrimination positive. Et si les choses ne
se passaient pas ainsi, peut-être n’y aurait il pas de fille du tout dans
les rencontres publiques. Mais d’un autre côté, cela ne nous rend pas
service, parce qu’il n’y a jamais de session avec trois improvisatrices,
sauf si c’est la journée des femmes, ou si c’est une association féministe
qui organise.
Pourtant, quand nous chantons ensemble, nous nous rendons compte que nous
n’entrons pas forcément dans les codes humoristiques établis, nous ne nous
opposons pas systématiquement, nous pouvons développer un discours
d’entente. Cela me semble très enrichissant. En fait, nous savons plus ou
moins ce que nous pouvons apporter : une sensibilité, un peu plus
d’humanité, peut-être moins de dialectique et d’argumentation, un autre
point de vue.
Il est évident que les femmes vont être de plus en plus nombreuses dans
le monde de l’improvisation, que l’équilibre des sexes va changer. Mieux
vaut prévoir que cela va se produire, pour réfléchir et envisager de
nouvelles voies à explorer. Nous en sommes là.
Les hommes, eux, savent qu’il faudra changer quelque chose, mais je ne
pense pas qu’ils s’attendent à une révolution de la part des filles qui
arrivent. J’aimerais que cela se produise"
Patxi Iriart
"Quand j’ai débuté, je n’avais pas de modèle. Nous progressions petit à
petit, à notre rythme. L’improvisation était un jeu pour nous, une façon de
nous provoquer mutuellement, mais sans penser devenir un jour de grands
improvisateurs.
Nous connaissions quelques improvisateurs comme Egaña ou Lizaso, parce
qu’ils sont très bons. Et il nous est arrivé de penser : moi, j’aimerais
bien être comme Egaña… En classe d’improvisation, nous avons étudié les
improvisations de Xalbador. C’était un très grand improvisateur, parce que
dans ses vers il exprime aussi bien l’humour que les sentiments.
Nous avons aussi travaillé sur les improvisations de Bilintx, qui a
surtout écrit des poèmes d’amour.
Nous travaillons également à partir des improvisations des bertsolaris
actuels : nous avons notamment lu et étudié celles d’Amets Arzallus et
Sustrai Colina. Ils sont de véritables modèles pour nous, car depuis
quelques années, ils évoluent parmi les plus grands et ils sont allés très
loin au niveau du Championnat du Pays basque : Sustrai est arrivé en finale,
et Amets n’en était pas loin… Je souhaite qu’il y parvienne à l’occasion du
prochain championnat ! "
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