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Jean Pierre MENDIBOURE
NOM-PRENOM : MENDIBOURE ETCHEVERRY, Jean Pierre
SURNOM : MENDIBURU
DATE DE NAISSANCE : 27/VII/1948
LIEU : HELETTE (Basse Navarre)
PROFESSION : agriculteur
LIEU DE RESIDENCE : HELETTE (Basse Navarre)
GENRE : bertsus improvisés, bertsus écrits,
examinateur
BIOGRAPHIE :
Fils d'Eñaut Mendiboure et de Maria Etcheverry. Marié à Jacqueline
Etxeverry d'Ayherre le 19 février 1972. Une fille, Mirentxu.
Ce sont Emile Larre et Mixel Itzaina qui l'ont poussé à se produire en
public. Il fit sa première performance en 1967, à Ayherre, avec Alkhat,
Irigaray et Arrosagaray comme partenaires.
Il a souvent chanté avec Xalbador, Mattin, Xanpun, Ezponda, Mixel Aire,
Alkat ou Lazkao Txiki...
BERTSUS LES PLUS CONNUS :
- Arrosako zubian, (sur le pont d'Arrossa),
- Gure alaba, (notre fille),
- Sendimendu batzu, (quelques sentiments),
- Mendaro txirixtaka sarian 2. 1974,
- Ene andre gai zena, (mon ex-fiancée)
- Telesforo Monzon,
- Haur botatzea (1976ean saristatua), (le rejet d'enfant),
- Ari ari Europan sartzen (1988an saristatua), (en cours d'entrée dans
l'Europe),
...
CHAMPIONNATS DE BERTSUS :
- Prix Paulo Yantzi II (Championnat de Navarre), 1980 : finaliste
(Lesaka)
- Prix Paulo Yantzi III (Championnat de Navarre), 1981 : champion
(Lesaka)
- Prix Paulo Yantzi IV (Championnat de Navarre), 1982 :
vice-champion (Lesaka)
- Championnat de Navarre1981 : champion à Lesaka
- Championnat de Navarre 1982 : vice-champion (Lesaka)
- Championnat de Navarre 1983 : finaliste (St Jean Pied de Port)
- Championnat de Navarre 1984 : champion (Sunbilla)
- Championnat de Navarre 1985 : finaliste (Leitza)
- Championnat de Navarre 1986 : finaliste (Doneztebe)
- Championnat de Navarre 1987 : finaliste (Bera)
- Championnat de Navarre 1988 : finaliste (Iruñea)
- Championnat de Navarre 1989 : finaliste (Baigorri)
- Championnat de Navarre 1991 : vice-champion
- Championnat de Navarre 1993 : finaliste (Iruñea)
- Championnat de Navarre 1994 : finaliste (Lesaka)
- Championnat de Navarre 1996 : finaliste (Goizueta)
PRIX D'IMPROVISATION
- Prix Zepai (Idiazabal) 1977 : champion
CONCOURS DE BERTSUS REDIGES :
- Prix Xenpelar 1974: premier prix
- Prix Xenpelar 1975: 2ème prix
- Prix Xenpelar 1976: 3ème prix
OUVRAGES PUBLIES :
- Bertsutan ariz ikasten, 1984 (apprendre l'art du bertsu en
chantant)
- Gure borda, 1969 (pièce de théatre)
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Les guides
Des bertsularis vous accompagnent dans ce site. Au cours de votre
visite : cliquez sur leurs portraits pour découvrir leurs commentaires.
Xalbador
"Après la disparition d’Iriarte, Mattin devint mon compagnon régulier, ou
était-ce le contraire ? Cela dépendait !
Je n’ai pas toujours été très à l’aise pour improviser avec Mattin. Nous
n’avions pas la même façon de faire.
Je ne valais rien quand il s’agissait de faire rire. Même si, fatalement,
j’ai essayé, cela ne m’a jamais vraiment réussi. En revanche, cela a
toujours été l’atout majeur de Mattin. Moi-même, j’ai ri plus d’une fois à
l’écoute de ses réparties.
Heureusement, j’avais compris depuis longtemps qu’il valait mieux ne pas
se vexer avec lui. Autrement, tant pis pour vous : il se réjouit de vous
voir touché et vous en adresse de pires. Alors, vous n’avez d’autre solution
que de commencer à rire, vous aussi.
En dehors de cela, Mattin est, plus que tout autre, un homme bon et
agréable ; Nous, ses amis, nous l’aimons tous".
Amets Arzallus
"Finalement, l’improvisation se fait à partir de ce que nous avons
entendu ou de ce que nous avons admiré et gardé en mémoire, et qui résonne
en nous.
Ensuite, il ne fait aucun doute que chacun crée sa propre empreinte, mais
dans ce processus de création, je suis convaincu que nous essayons tous,
même inconsciemment, d’imiter ces modèles pour lesquels nous éprouvons
respect et admiration"
Sustrai Colina
LE DUO AVEC AMETS ARZALLUS
"Il nous arrive plus souvent que l’on ne pense de nous surprendre l’un
l’autre. L’improvisation varie énormément selon le contexte.
Si vous chantez les mêmes vers dans deux contextes différents, ils
pourront être bons dans un contexte, et mauvais dans l’autre.
Personnellement, je ne chante pas de la même façon dans une maison des
jeunes et dans une église. C’est justement ce qui permet de multiplier les
occasions d’étonnement.
Amets parvient à me surprendre sur des terrains qui ne sont pas ses
terrains de prédilection : s’il improvise sur le football, il ne
m’étonnera pas parce que je sais que c’est un sujet qu’il domine de A à Z.
Mais s’il improvise sur la religion, il va me surprendre à coup sûr parce
que je sais qu’il n’est pas très connaisseur en la matière.
Cela se produit aussi dans les couples amoureux, car finalement l’art de
l’improvisation c’est l’art du dialogue. Et dans la mesure où le dialogue
est sans cesse renouvelé, il y a toujours des moments où l’on surprend
l’autre. Nous formons un couple d’improvisateurs, nous nous produisons très
souvent ensemble, mais nous sommes deux.
Amets et moi, nous sommes différents. Je crois que c’est la plus belle
manière d’enrichir un duo tel que le nôtre"
Miren Artetxe
"Je me suis rendu compte que je ne chantais pas de la même façon lorsque
je chantais avec une autre fille. Cela n’arrive pas fréquemment : en
effet, dans une session d’improvisation, il est politiquement correct
d’avoir une fille, et si elle est du Pays basque nord, c’est encore mieux.
On pourrait appeler cela de la discrimination positive. Et si les choses ne
se passaient pas ainsi, peut-être n’y aurait il pas de fille du tout dans
les rencontres publiques. Mais d’un autre côté, cela ne nous rend pas
service, parce qu’il n’y a jamais de session avec trois improvisatrices,
sauf si c’est la journée des femmes, ou si c’est une association féministe
qui organise.
Pourtant, quand nous chantons ensemble, nous nous rendons compte que nous
n’entrons pas forcément dans les codes humoristiques établis, nous ne nous
opposons pas systématiquement, nous pouvons développer un discours
d’entente. Cela me semble très enrichissant. En fait, nous savons plus ou
moins ce que nous pouvons apporter : une sensibilité, un peu plus
d’humanité, peut-être moins de dialectique et d’argumentation, un autre
point de vue.
Il est évident que les femmes vont être de plus en plus nombreuses dans
le monde de l’improvisation, que l’équilibre des sexes va changer. Mieux
vaut prévoir que cela va se produire, pour réfléchir et envisager de
nouvelles voies à explorer. Nous en sommes là.
Les hommes, eux, savent qu’il faudra changer quelque chose, mais je ne
pense pas qu’ils s’attendent à une révolution de la part des filles qui
arrivent. J’aimerais que cela se produise"
Patxi Iriart
"Quand j’ai débuté, je n’avais pas de modèle. Nous progressions petit à
petit, à notre rythme. L’improvisation était un jeu pour nous, une façon de
nous provoquer mutuellement, mais sans penser devenir un jour de grands
improvisateurs.
Nous connaissions quelques improvisateurs comme Egaña ou Lizaso, parce
qu’ils sont très bons. Et il nous est arrivé de penser : moi, j’aimerais
bien être comme Egaña… En classe d’improvisation, nous avons étudié les
improvisations de Xalbador. C’était un très grand improvisateur, parce que
dans ses vers il exprime aussi bien l’humour que les sentiments.
Nous avons aussi travaillé sur les improvisations de Bilintx, qui a
surtout écrit des poèmes d’amour.
Nous travaillons également à partir des improvisations des bertsolaris
actuels : nous avons notamment lu et étudié celles d’Amets Arzallus et
Sustrai Colina. Ils sont de véritables modèles pour nous, car depuis
quelques années, ils évoluent parmi les plus grands et ils sont allés très
loin au niveau du Championnat du Pays basque : Sustrai est arrivé en finale,
et Amets n’en était pas loin… Je souhaite qu’il y parvienne à l’occasion du
prochain championnat ! "
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