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Fernando AIRE - XALBADOR
NOM-PRENOM : AIRE ETXART, Fernando
SURNOM : XALBADOR
DATE DE NAISSANCE : 19/VI/1920
LIEU : UREPEL (Basse Navarre)
DATE DE DECES : 07/XI/ 1976
LIEU : UREPEL (Basse Navarre)
PROFESSION : berger, agriculteur
LIEU DE RESIDENCE : UREPEL (Basse-Navarre)
GENRE : bertsus improvisés, bertsus écrits
BIOGRAPHIE :
Son père était d'Urepel, sa mère était née à Los Angeles tandis que sa
grand-mère maternelle était native d'Aurizberri (Navarre). Il épousa Léonie
Etxebarren en 1943. Ils eurent quatre enfants. Il chanta son premier bertsu
à 16 ans, de la fenêtre d'un restaurant d'Urepel à l'intention des clients
qui se trouvaient à l'intérieur. Le docteur Teodoro Hernandorena voulant
encourager les jeunes bertsularis d'Iparralde, organisa un concours à Saint
Jean de Luz, et c'est ainsi que Xalbador fit la connaissance de
Mattin. Dés lors le duo anima toutes les fêtes basques.
Xalbador participa aux plus grands championnats de bertsu de Donosti-Saint
Sébastien.
Le jour de la sortie de son livre Odolaren mintzoa, (la voix du sang)
tout le Pays Basque lui rendait un dernier hommage dans le village qui
l'avait vu naître. Xalbador s'était éteint subitement.
CHAMPIONNATS DE BERTSU :
- Championnat Général 1962 : 3ème (Donosti-Saint Sébastien)
- Championnat Général 1965 : 3ème (Donosti-Saint Sébastien)
- Championnat Général 1967 : 2ème (Donosti-Saint Sébastien)
CONCOURS DE BERTSU ECRIT :
- Prix Xenpelar 1972 : 1er Sortetxeari (à ma maison natale),
- Prix Xenpelar 1973 : 1er Gure artzain etxolar (à notre cabane de
berger),
- Prix Xenpelar 1974 : 1er
Mendian galdu direneri (à ceux qui se sont perdus en montagne),
- Prix Xenpelar 1975 : 1er Ortzirale saindu bateko gogoetak (pensées d'un
vendredi saint),
- Mendaro Txirristaka 1974 : 1er Jainkoa eta ni (Dieu et moi),
- Mendaro Txirristaka 1975 : 1er Pilota euskal jokoa (la pelote, un jeu
basque),
- Mendaro Txirristaka 1976 : 1er Ene ama zenari (à feu ma mère).
OUVRAGES PARUS :
Ezin bertzean (par nécessité), 1969
Odolaren mintzoa (la voix du sang), 1976
Herria gogoan (mon village (ou pays ou peuple) à l'esprit), 1981
IMPROVISATIONS CELEBRES :
Entre autres :
GALERIE PHOTOS
Photos consultables sur le site portail de la culture basque
Voir l'album
EXTRAITS SONORES
Xalbador chante des vers composés et écrits par lui-même qui
deviendront célèbres
"Esperantzarik gabeko amodioa" ("L'amour sans espoir..."). Vers
1975.
(Institut culturel basque)
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Real Player
Improvisation de Xalbador chantée par Xabier Amuriza.
"Niz naiz" ("Ce que je suis")
(Institut culturel basque)
Lire en MP3 (1,67 Mo)
Les bertsularis Mattin et Xalbador lors d'un charivari à Baigorri en
1973
(Institut culturel basque)
Windows Media Player
Bas-débit (qualité faible)
AUTRES RESSOURCES
Une sélection réalisée par Daniel Landart de
passages du livre de Xalbador "Odolaren mintzoa" traduits en
français
(452 Ko)
Autres ressources sur
internet (en langue basque)
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Les guides
Des bertsularis vous accompagnent dans ce site. Au cours de votre
visite : cliquez sur leurs portraits pour découvrir leurs commentaires.
Xalbador
"Après la disparition d’Iriarte, Mattin devint mon compagnon régulier, ou
était-ce le contraire ? Cela dépendait !
Je n’ai pas toujours été très à l’aise pour improviser avec Mattin. Nous
n’avions pas la même façon de faire.
Je ne valais rien quand il s’agissait de faire rire. Même si, fatalement,
j’ai essayé, cela ne m’a jamais vraiment réussi. En revanche, cela a
toujours été l’atout majeur de Mattin. Moi-même, j’ai ri plus d’une fois à
l’écoute de ses réparties.
Heureusement, j’avais compris depuis longtemps qu’il valait mieux ne pas
se vexer avec lui. Autrement, tant pis pour vous : il se réjouit de vous
voir touché et vous en adresse de pires. Alors, vous n’avez d’autre solution
que de commencer à rire, vous aussi.
En dehors de cela, Mattin est, plus que tout autre, un homme bon et
agréable ; Nous, ses amis, nous l’aimons tous".
Amets Arzallus
"Finalement, l’improvisation se fait à partir de ce que nous avons
entendu ou de ce que nous avons admiré et gardé en mémoire, et qui résonne
en nous.
Ensuite, il ne fait aucun doute que chacun crée sa propre empreinte, mais
dans ce processus de création, je suis convaincu que nous essayons tous,
même inconsciemment, d’imiter ces modèles pour lesquels nous éprouvons
respect et admiration"
Sustrai Colina
LE DUO AVEC AMETS ARZALLUS
"Il nous arrive plus souvent que l’on ne pense de nous surprendre l’un
l’autre. L’improvisation varie énormément selon le contexte.
Si vous chantez les mêmes vers dans deux contextes différents, ils
pourront être bons dans un contexte, et mauvais dans l’autre.
Personnellement, je ne chante pas de la même façon dans une maison des
jeunes et dans une église. C’est justement ce qui permet de multiplier les
occasions d’étonnement.
Amets parvient à me surprendre sur des terrains qui ne sont pas ses
terrains de prédilection : s’il improvise sur le football, il ne
m’étonnera pas parce que je sais que c’est un sujet qu’il domine de A à Z.
Mais s’il improvise sur la religion, il va me surprendre à coup sûr parce
que je sais qu’il n’est pas très connaisseur en la matière.
Cela se produit aussi dans les couples amoureux, car finalement l’art de
l’improvisation c’est l’art du dialogue. Et dans la mesure où le dialogue
est sans cesse renouvelé, il y a toujours des moments où l’on surprend
l’autre. Nous formons un couple d’improvisateurs, nous nous produisons très
souvent ensemble, mais nous sommes deux.
Amets et moi, nous sommes différents. Je crois que c’est la plus belle
manière d’enrichir un duo tel que le nôtre"
Miren Artetxe
"Je me suis rendu compte que je ne chantais pas de la même façon lorsque
je chantais avec une autre fille. Cela n’arrive pas fréquemment : en
effet, dans une session d’improvisation, il est politiquement correct
d’avoir une fille, et si elle est du Pays basque nord, c’est encore mieux.
On pourrait appeler cela de la discrimination positive. Et si les choses ne
se passaient pas ainsi, peut-être n’y aurait il pas de fille du tout dans
les rencontres publiques. Mais d’un autre côté, cela ne nous rend pas
service, parce qu’il n’y a jamais de session avec trois improvisatrices,
sauf si c’est la journée des femmes, ou si c’est une association féministe
qui organise.
Pourtant, quand nous chantons ensemble, nous nous rendons compte que nous
n’entrons pas forcément dans les codes humoristiques établis, nous ne nous
opposons pas systématiquement, nous pouvons développer un discours
d’entente. Cela me semble très enrichissant. En fait, nous savons plus ou
moins ce que nous pouvons apporter : une sensibilité, un peu plus
d’humanité, peut-être moins de dialectique et d’argumentation, un autre
point de vue.
Il est évident que les femmes vont être de plus en plus nombreuses dans
le monde de l’improvisation, que l’équilibre des sexes va changer. Mieux
vaut prévoir que cela va se produire, pour réfléchir et envisager de
nouvelles voies à explorer. Nous en sommes là.
Les hommes, eux, savent qu’il faudra changer quelque chose, mais je ne
pense pas qu’ils s’attendent à une révolution de la part des filles qui
arrivent. J’aimerais que cela se produise"
Patxi Iriart
"Quand j’ai débuté, je n’avais pas de modèle. Nous progressions petit à
petit, à notre rythme. L’improvisation était un jeu pour nous, une façon de
nous provoquer mutuellement, mais sans penser devenir un jour de grands
improvisateurs.
Nous connaissions quelques improvisateurs comme Egaña ou Lizaso, parce
qu’ils sont très bons. Et il nous est arrivé de penser : moi, j’aimerais
bien être comme Egaña… En classe d’improvisation, nous avons étudié les
improvisations de Xalbador. C’était un très grand improvisateur, parce que
dans ses vers il exprime aussi bien l’humour que les sentiments.
Nous avons aussi travaillé sur les improvisations de Bilintx, qui a
surtout écrit des poèmes d’amour.
Nous travaillons également à partir des improvisations des bertsolaris
actuels : nous avons notamment lu et étudié celles d’Amets Arzallus et
Sustrai Colina. Ils sont de véritables modèles pour nous, car depuis
quelques années, ils évoluent parmi les plus grands et ils sont allés très
loin au niveau du Championnat du Pays basque : Sustrai est arrivé en finale,
et Amets n’en était pas loin… Je souhaite qu’il y parvienne à l’occasion du
prochain championnat ! "
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