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Ezkondua eta donadua
L'homme marié ("ezkondua") et le célibataire ("donadua")
Joxe Mendiague expose ici les avantages de chaque situation en
faisant parler les protagonistes à tour de rôle. Le célibataire met en avant
les tracas liés à l'éducation des enfants alors que l'homme marié pense à sa
vieillesse qu'il envisage plus heureuse que celle de son compère. Finalement
les deux personnages campent sur leurs positions.
Ezkondua
Aditzak ezkon geia bi solas gu ganik
Kontseilu on hau hartzak ezkonduetarik :
Gizonak izaitekotz nihun deskantsurik,
Gazterik familia formatu behar dik,
Zahartu'ta ez dadin egon doluturik.
Donadua
Zuen kontseilu onari hemen nago irriz,
Donado gelditurik arras kontent bainiz :
ikhusiz penatuak zireztela ainhitz,
Miseria gorrian haurrak ezin haziz.
Jainkoari eskerrak hortarik libro niz.
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Les guides
Des bertsularis vous accompagnent dans ce site. Au cours de votre
visite : cliquez sur leurs portraits pour découvrir leurs commentaires.
Xalbador
"Après la disparition d’Iriarte, Mattin devint mon compagnon régulier, ou
était-ce le contraire ? Cela dépendait !
Je n’ai pas toujours été très à l’aise pour improviser avec Mattin. Nous
n’avions pas la même façon de faire.
Je ne valais rien quand il s’agissait de faire rire. Même si, fatalement,
j’ai essayé, cela ne m’a jamais vraiment réussi. En revanche, cela a
toujours été l’atout majeur de Mattin. Moi-même, j’ai ri plus d’une fois à
l’écoute de ses réparties.
Heureusement, j’avais compris depuis longtemps qu’il valait mieux ne pas
se vexer avec lui. Autrement, tant pis pour vous : il se réjouit de vous
voir touché et vous en adresse de pires. Alors, vous n’avez d’autre solution
que de commencer à rire, vous aussi.
En dehors de cela, Mattin est, plus que tout autre, un homme bon et
agréable ; Nous, ses amis, nous l’aimons tous".
Amets Arzallus
"Je me souviens d’une improvisation de Lazkao Txiki, que l’on taquinait
beaucoup sur sa condition de célibataire.
Voici le thème qui lui fut attribué lors d’une joute : chaque année, à
Abadiño, est célébrée la fête de Saint-Antoine, l’occasion pour certains de
demander au Saint de leur donner une épouse.
Voici les vers qu’improvisa Lazkao Txiki :
Azken aldian nola nabilen neskarik bildu ezinda
berririk ezin aurkitu eta lehen neuzkana galdeginda,
Nik neska zahar bat eskatzen dizut egongo zara jakinda
eta zaharrik ez badaukazu gaztea ere berdin da.
C’est vraiment excellent !"
Sustrai Colina
"J’aime les thèmes qui ont du sens. Pour un bertsolari le problème n’est
pas d’improviser des vers, mais de savoir quoi dire.
Il faut aussi que le sujet soit à même de toucher les gens. Si devant un
public d’une cinquantaine de paysans on vous donne un sujet sur l’Irak, vous
pourrez toujours chanter vos plus beaux vers, les cinquante paysans ne se
sentiront pas vraiment concernés. Parce que cela n’entre pas dans le
référentiel de leur monde. Mais si l’on vous donne un sujet beaucoup plus
simple : vous êtes paysan et au cours des dix dernières années vous n’avez
cessé de revendiquer une chambre d’agriculture…
Même si votre improvisation est assez moyenne, vous allez parvenir à
toucher ces paysans.
Je suis convaincu qu’il faudrait tenir compte de cela afin d’avoir des
sujets plaisants. Et puis, nous aimons tous les sujets qui nous permettent
de nous exprimer en donnant notre véritable opinion. Parfois pourtant, ce
n’est pas facile.
Nous vivons au Pays Basque et la situation étant ce qu’elle est, nous
savons que si nous disons telle ou telle chose, nous risquons de blesser
certaines personnes. Et blesser une personne qui a payé son entrée, c’est
toujours problématique, pour n’importe quel artiste. Il faut donc peser ses
mots.
En ce sens, improviser dans la fiction est plus confortable. Bien que la
fiction ait elle aussi des désavantages : car il vous faut parfois chanter
des idées qui sont contraires à ce que vous pensez vraiment, et cela aussi
peut blesser. Je pense que de l’équilibre entre les deux –fiction et
réalité- naissent les plus belles sessions d’improvisation"
Miren Artetxe
"Dans le groupe, j’ai toujours été la seule fille, et la plus jeune.
Personnellement, je ne me suis jamais sentie discriminée. Mais il est vrai
que c’est un univers d’hommes, avec un humour masculin, une façon de vivre
masculine, dans une ambiance masculine.
Les hommes ne se rendent pas forcément compte de cela, et c’est à nous
d’avoir une réflexion à ce sujet, et de la faire partager aux autres. Je
suis convaincue que nous avons quelque chose de neuf à offrir"
Patxi Iriart
"Quand j’ai débuté, je n’avais pas de modèle. Nous progressions petit à
petit, à notre rythme. L’improvisation était un jeu pour nous, une façon de
nous provoquer mutuellement, mais sans penser devenir un jour de grands
improvisateurs.
Nous connaissions quelques improvisateurs comme Egaña ou Lizaso, parce
qu’ils sont très bons. Et il nous est arrivé de penser : moi, j’aimerais
bien être comme Egaña… En classe d’improvisation, nous avons étudié les
improvisations de Xalbador. C’était un très grand improvisateur, parce que
dans ses vers il exprime aussi bien l’humour que les sentiments.
Nous avons aussi travaillé sur les improvisations de Bilintx, qui a
surtout écrit des poèmes d’amour.
Nous travaillons également à partir des improvisations des bertsolaris
actuels : nous avons notamment lu et étudié celles d’Amets Arzallus et
Sustrai Colina. Ils sont de véritables modèles pour nous, car depuis
quelques années, ils évoluent parmi les plus grands et ils sont allés très
loin au niveau du Championnat du Pays basque : Sustrai est arrivé en finale,
et Amets n’en était pas loin… Je souhaite qu’il y parvienne à l’occasion du
prochain championnat ! "
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